Les 7 pêchés - Extraits pages 65 à 77 (brouillon)

 L'HOMME SPIRITUEL ROYAL Saint.Homme ne thésaurise rien ; tout ce qu'il a, il s'en sert pour aider autres. Ayant tout épuisé il reçoit davantage et donne tout. Quand il a tout donné, il possède encore plus. TAO TE KING Dans notre sphère de vie actuelle se vérifie l'image mythologique du *Saturne qui dérobe la domination du monde à Uranus Saturne régit avec ses caractéristiques de pétrification, d'arrogance, d'avarice et de jalousie. Il tient le cercle de la septuplicité « fermé Le royaume des sept péchés capitaux est donc la réalité de notre époque. Le Fils de la Lumière y entrevoit malgré tout la faible Flamme de la Souvenance originelle. Notre sphère de vie entière, bien qu'empoison• née par le poison des sept satans, est dirigée par des Forces extérieures à la septuplicité. Ce monde septuple, en effet, n'existe que par la Grâce de la Force Originelle qui règne, en dehors de la Porte. Sur son Ordre, Saturne garde le Seuil et accomplit sa tâche, et cela, aussi longtemps que cette Force Originelle le jugera nécessaire. Tout, aussi bien les catastrophes cosmiques que les calamités de tous genres, est guidé par cette Force Originelle. Sous son Influence, ce qui est sans-Lumière se détruit de lui-même. Si Elle laissait triompher le monde septuple, tout ce qui reste d'Ame serait englouti dans l'abîme. Pour la protection des Fils de la Lumière, les sans Lumière n'auront jamais la suprématie et leur destruction est comprise dans les lois de la vie. Le sans-Lumière, l'homme qui agit, vit et pense avec une égocentricité puissante, est capable de prendre la force de vie de son prochain. Son égo non contrôlé, gouverné par la passion des péchés capitaux, est une forcx absorbante de laquelle on doit de défendre. Par ses pensées et ses actions, il vise à exploiter son entourage. S'il sent la Force de la Lumière, la Force de la Vie, il essaiera de la piller, parce qu'il veut conquérir ce qu'il ne pas. Dans un tel égo, se trouve concentré l'essentiel des sept péchés capi- taux, et la lutte déclenchée entre eux, instaure un principe d'inharmonie. Ceci peut paraitre étrange. Ils s'activent tous pour leur compte, unis sur le meme but qu'est leur Propre maintien. C'est le summum d'une septuplicité satanique.

Celui qui n'est pas garanti contre une telle usurpation et s'en trouve être la victime, se ferme à toute aide. C'est pourquoi, il est si important que les Fils de la Lumière Vivants puissent protéger leur vie, Le problème consiste toujours en ceci : « Garder sa Force de Lumière pour ne pas périr Il n'est pas question ici des bonnes gens et des mauvaises gens non — il est seulement question, parmi les Fils de la Lumière, des Vivants et des morts. Entre ces deux, existent tous les êtres nés de la matière, qui sont innocents et le resteront — ceux-là peuvent être bons ou mauvais, c'est sans importance. Un Fils de la Lumière qui a perdu sa Force de Lumière est « mort Il ne se rappelle que vaguement les Lois originelles, et ne fait rien pour les raviver ou changer de comportement. Il n'est jamais touché par une impulsion de Lumière. Il retombe dans la routine, rêvant à ce qui pourrait être ou à ce qui a été, mais sans désirer le développement de l'Ame. Au contraire, un Fils de la Lumière Vivant, cherche à stimuler la vie, à la comprendre, à la renforcer. Il souhaite une interaction avec l'Absolu, avec la Fraternité Universelle des Vivants. De cette aspiration naît un com- de vie conforme au But. C'est logique ! Il aura une attitude de vie royale, qui obéit à la Conscience et à l'Intui- tion, atteindre à une Haute spiritualité. Lorsque cet homme royal d'aujourd'hui regarde autour de lui, il sait ce qui s'y passe et ce qui va arriver. Il sent cela intuitivement, et sa Conscience le pousse au travail spi- rituel. Son Intuition guide sa Conscience vers les chemins hautement spi- rituels, suivant des méthodes qui passent les frontières de la morale et de l'humanitarisme, et qui permettent le rayonnement des valeurs immuables. Une création mourante, à la pétrification déjà avancée, n'est plus à sau- — mais une création qui végète, peut être atteinte et aidée par un de Force Originelle. Le Fils royal de la Lumière qui possède la Force Ori- ginelle pourra la communiquer aux autres. Cet homme royal est une béné- diction pour l'humanité ! Puisque cette planète va perdre son jeu harmonieux avec le Cosmos originel, une percée doit être faite d'en bas, pour parvenir à nouveau à une Liaison plus forte avec ce Cosmos. L'individu réalise cela par son compor- tement qui manifeste la rupture de l'égocentricité : il reçoit, pour rayon- ner immédiatement. 


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Mais un groupe d'hommes royaux, agissant en liberté, possédant la Force Originelle, aide et travaille d'une façon plus conséquente. La caractéristique générale des péchés capitaux se résume en la préoccupation des intérêts et des avantages à retirer. L'homme royal, lui, suit la Loi du : Recevoir pour Donner — accep- tant d'être un canal de passage. &mme égo, il possède le matériel nécessaire, pour être l'intermédiaire. C'est là, la seule base solide d'une Communauté spirituelle. On pense : « Oui, c'est bien beau ! Mais ça ne réussit jamais ». Nous vous rappelons les paroles de Frédéric Van Eeden : « Cela ne se peut pas avec des hommes liés à la terre, prisonniers de l'un ou l'autre péché capital Mais dire à l'avance : « Cela ne réussira pas ! » — C'est par avance, nier toute possibilité au candidat préparé. Chaque idée attirant la vibra- tion qui est en accord avec elle, c'est appeler la destruction de soi et des autres. Tout Fils de la Lumière en qui vit la Souvenance très forte, sait combien tout est possible avec la Force de la Lumière. Le Fils de la Lumière, qui à nouveau « se promène avec Dieu triom- phe de la matière. Il romprait même les lois de la matière si cela était nécessaire. Pour atteindre son prochain, il s'exprime par le moyen de la matière ; mais avec ses semblables, il agit d'autre manière. Un tel Fils de la Lumière n'attire jamais l'attention sur lui-même, mais toujours sur la Force Origi- nelle qui créa ses possibilités. Toute action due au péché capital est diri- gée vers le maintien du brisement. Guidée par le péché capital, l'humanité peut sembler tRlle, car le but est de maintenir ce royaume, de réveiller l'éternité par la matière. L'homme royal souffre avec son prochain, mais il ne jette pas de perles aux pourceaux, autrement dit : il rie nourrit pas, avec sa Force de Lumière, l'homme qui est le siège des sept satans. Ce candidat, ferme comme un roc, est la réaction noble à la force de Saturne. La tourmente de la matière ne saurait le détruire, ni la pétritication l'attein- dre. II demeurera la forme minérale Vivante, habitée par l'Aspiratien a la L'Ere d'Aquarius est propice à la fondation d'une Communauté, car elle rayonne l'idéalisme et la spiritualité. Elle favorise l'unité, la tormation groupes qui en liberté — suivent le même idéal. L'action d'Uranus rassemble les individus royaux Libres. Les hommes inconscients, qui donneraient instinctivement suite à cette poussée d'Aquarius, ne pourraient jamais poursuivre, parce qu'ils n'ont aucune idée de la spiritualité royale ni de la liberté individuelle. La Force Vivante, dingeante et puissante d'Uranus est purement spirituelle. Le Vrai Commencement spirituel s'effectue lorsque des Hommes royaux spirituels sont touchés et voient leur Mission Ils abandonnent tout, sans forcement, par impulsion intérieure. II vraiment nécessaire que chaque candidat spirituel s'oriente à ' des quatre questions basées sur les quatre Vérités du Bouddha • laide Qu'est-ce que je veux ? Est-ce que je veux ? Qui suis-je ? Que sais-je ? La réponse sincère à ces questions permettra un travail matériel ou spirituel. Pour le travail spirituel, les réponses individuelles doivent con- tenir une valeur positive. La force des ténèbres est telle, que le champ de force de l'individu a besoin d'être renforcé. Chaque pèlerin œuvrera très attentivement pour ne pas être la proie de la matérialité. Un champ de force entretenu artificiellement, comme une possession de peut paraître empêcher la chute, mais en réalité, il avance la pétrification et le changement individuel en est freiné. Dans le monde, on constate la même chose avec la situation des planè- tes. On essaie de maintenir stable le champ de force des planètes par des moyens artificiels, on a déjà fait cela depuis des siècles, cependant que l'on profite de leur force de vie. De cette manière, on crée un médiateur entre les planètes et le cosmos originel. Les suites en sont claires. Tous les corps religieux ont suivi le même chemin avec l'homme et son champ de force individuel. Ils déclarent donner la « force divine » d'un côté, tandis que de l'autre, ils subtilisent la force de l'individu, le parasitant en faveur du champ de force collectif. C'est l'affirmation : « Nous — nous pouvons le faire, vous — vous ne le pouvez pas b. C'est aussi la mentalité orgueilleuse du Fils de la Lumière tombé : • Je Fux le faire moi-même, parce que je suis plus apte que vous Chaque candidat spirituel possède des dons de caractère qui, lorsqu'il s'est libéré du péché capital, permettent son dévelopFment, en tant qu'homme et en tant qu'Etre-Ame. Personne ne peut dire : « Je ne possède pas de dons b. A l'intérieur de la Sagesse de la Création, tous sont égaux. La création n'est-elle pas le corps du Créateur par lequel Il s'exprime ? Nous ne sommes que des mini-corps, par lesquels l'Ame, en tant que Force divine minime, s'exprime. Et, lorsque la Loi universelle du : Ainsi en Haut, ainsi en Bas », est respectée, ne formons-nous pas un corps spiri• tuel par lequel l'Esprit peut s'exprimer ? 68


-vous combien il est inintelligent de dire : • Je ne vrux ps • et combien stupide d'avancer : « II ou elle ne peut pas • ? Tous Fusent ! 11 ne s'agit que de bien concevoir et d'apprécier la Force énorme de notre Ftite Force d'âme. Ceux qui travaillent en accord avec cette petite individuelle, réussiront. Et N,ur ceux qui, réunis ensemble dans une telle Foi devenue • Savoir édifieront une œuvre spirituelle, comme elle sera ! intérieur Cette Foi et ce Savoir sont plus puissants que quel #ché capital que ce soit, parce qu'ils contiennent la Vibration Céleste, le Mot d'ordre Céleste qui ouvre la Porte, et qui change Saturne en son Corps Ongnel, rur lequel les Lointains du Pays Divin sont dévoilés. Tenons notre regard fixé sur ces Lointains, par l'aspiration du Ainsi Haut, Ainsi en Bas. Mais candidat, votre Foi dans la petite Force doit devenir un Savoir ! Ce Savoir vous Le recevrez sur le Chemin des ex#riences de l'âme, et cette grâce vous gardera Vivant, vous protègera et vous aidera contre les sans-Lumière qui se dévorent d'envie. Et si vous aspirez à donner sans intérêt, vous irez vers des Chemins encore plus hauts — ces Chemins seront alors Ouverts devant vous ! Mettez.vous sur ces Chemins, comme des appelés, et veillez sur votre Forcede-V1e, afin que vous, et tous ceux qui sont avec vous, Viviez vraiment. Nous espérons que l'Aspiration à la VIE tiendra vos sens ouverts, dès maintenant et jusque dans l'Eternité. Et alors, pèlerin, Cela sera bien. — Cela sera vraiment BIEN ! DIEU, Père, soit avec vous ! ROSÉE QUI DONNE LA VIE À L'ÂME Tout homme normal tient à la vie. Son organisme a été conçu pour la vie continue de battre en lui. Celui qui essaie d'affaiblir ou d'épui- démesurément l'essence-de-vie, devient malade, déséquilibré. La lassi- de vivre est un symptôme de maladie, mais l'exploitation de la vie, en est également un. L'homme doit arriver à une interaction normale avec 12 vie II doit accepter le fait qu'il est sur terre, et essayer de faire le plus —e de sa vie. Une vie utile, au service de son prochain, ou dans n'importe quel autre domaine, favorise l'équilibre de l'homme, et lui apporte la satisfaction. La satisfaction est un et céla peut signifier un arrêt — mais pas obligatoirement. Le mécontentement l'inquiétude et l'agitation, et lorsque l'on ne connait pas la cause de ce mécontentement, on parasite ses réserves de vitalité. L'organisme en arrive alors à l'épuisement, on n'y apporte plus de nouvelles sèves vitales, les vibrations de vie s'affaiblissent, les pensées deviennent dépressives, la volonté s'affaiblit et l'homme se place ainsi hors du prxesus normal de la vie. L'agitation spirituelle est cependant aussi une forme de mécontentement. Mais celui qui sait quelle mission il a sur cette terre, parce que sa vocation provenant de l'esprit, est présente, celui- là peut faire quelque chose avec ce mécontentement — il Exut vivre d'une autre manière ! Dans l'Alchymie, vous pouvez reconnaître cela : La Rosée est considérée comme ce qui donne la vie à la nature. Le soleil peut être trop chaud — La pluie peut tomber trop intensivement — Le froid peut etre trop vif — La terre, trop sèche. Mais la Rosée reste constammment la meme : une sève vitale dans laquelle la nature se baigne pour une re-création, pour pouvoir de nou- veau rencontrer le soleil, le vent, le froid et la sécheresse. C'est cela le secret de la vie.


L'homme doit s'ouvrir pour pouvoir recevoir la Sève Céleste, la Vibra. tion spirituelle. Sans cette vibration spirituelle, il sera victime des éléments, des dures circonstances, des expériences amères, des rencontres douloureuses, Seul ce qui vient du Haut — ce Quelque Chose d'immuable personne ne peut imiter, offre à l'homme une Force de vie suffisante pouvoir vivre comme un homme sain, fort et noble. Nous avons parlé avec vous des sept Péchés capitaux, ces caractéristi. ques innées dégénérées qui naissent dans la nature et dans l'homme par la somme de l'égocentricité et de l'avidité. Ils se sont formés sous l'influence de l'impiété des éléments-de-vie, dans lesquels la Rosée, la Sève vitale de l'Esprit était insuffisante. Dans cette Rosée, cette Sève-de-Vie spirituelle, qui, comme le dit l'alchy. miste, est une combinaison mystérieuse d'eau et de feu — une eau saline — sont présentes les Vertus sanctifiantes ou guérissantes. Chacune de ces Vertus est en état d'anéantir un Péché capital, et nous voudrions parler de cela lors des conférences d'été de Sivas. Personne ne doit être victime de l'orgueil ou de la jalousie, de la colère ou de l'avarice, de l'avidité ou de la paresse, ou de l'entrainement dans la passion de la volupté. Personne ne peut être tourmenté par l'un d'eux, aussi longtemps que la Rosée y supplée régulièrement. De nombreux hommes vxnsent qu'il suffit pour cela d'écouter de temps en temps quelque chose de spirituel, et, quand cela convient, de méditer ou d'échanger des idées. Mais, n'oubliez jamais — et cette pensée devrait être présente en vous comme un fait incontestable : CHAQUE JOUR QUI PASSE A BESOIN DE L'ESPRIT ! Vous avez chaque jour besoin de Nourriture spirituelle prévenir tous ces maux, tout cet égocentrisme, cette avidité, ces incompréhensions et cette infatuation ! Toutes les pensées qui proviennent de l'un ou l'autre péché capital, apportent des maux aussi bien psychiques que physiques. La Rosée Céleste, cette Sève-de-Vie indispensable à l'âme, guérit l'homme de l'intérieur, à tous points de vue. Tout homme est malade — soit psychiquement, soit physiquement. Celui qui garde son penser con- centré sur un but égocentrique, sur l'ambition, sur l'intérêt personnel, sur la destruction ou la supériorité matérielle, est un désaxé psychique.


peu de gens sont soucieux de ces syndrômes, parce que l'homme s'est résigné à l'idée que les tensions, la lutte pour l'existence et toutes ces autres manifestations du péché capital, sont un schéma de vie qui doit accompagner l'homme. L'humanisme provient de là. La lutte pour la vie, pour la lutte-même, aussi. Et cela ne signifie rien d'autre que de se résigner à l'absence de la Rosée ou de l'Essence spirituelle ; et en dehors de soi, de l'égo — la nature de la nature — à combattre les éléments vitaux de la nature. Un échange de propos aigres — Le courage, face aux désillusions — Le dur maintien-de-soi, face à l'exploitation — Et le soulagement de ceux qui sont accablés par les tempêtes de la vie. Le but ? Apprendre à se résigner, en l'absenœ de l'esprit, et prendre la vie comme elle vient : tant bien que mal, aussi bien malheur que bonheur. Mais l'homme oublie que la vie — LA VIE — à l'Origine, n'est jamais apparue ainsi. La Vie n'est rien d'autre qu'une aspiration et une expiration, mais sur- tout, c'est une Force vitale. La Force-de-Vie qui provient du Ciel, ou du Haut, qui passe au travers de l'homme « ICI EN BAS et qui retourne vers le « HAUT La lutte pour la vie, la lutte pour l'existence, est un phénomène acces- soire qui lentement mais sûrement, prend des dimensions contre-nature, et mème encombrantes pour l'esprit. C'est pourquoi l'homme est obligé d'accorder tout son temps, toute son énergie et toute son attention à ces excroissances, tandis que la Vie- même, dans sa simple expression, passe. Combien d'hommes soupirent-ils, parce que la vie passe comme un courant rapide ? Combien croient qu'ils n'ont encore jamais vécu, bien que leur vie quo- tidienne ne soit rien d'autre qu'une lutte pour l'existence ? Car l'homme comprend intuitivement que la lutte pour l'existence, n'est pas la vie-même ! Il ne lui reste rien d'autre à faire qu'à attendre l'âge de la retraite, et sa pension, pour redécouvrir la vie ! N'est-ce pas tragique !


ceci est le résultat de l'absence de Rosée Céleste, qui devrait nourrir l'homme, ainsi que toute créature dans la nature. La Force de Vie vient toujours de l'Esprit, jamais de l'égo. De ce dernier ne proviennent Mais la Force de Vie véritable qui possède les sept vertus originelles, ou les sept Arcanes, est exclusivement cachée dans la Rosée Céleste - la L'homme qui s'ouvre de l'intérieur, fait cela avec son cœur et sa tète — A cet instant, il n'y a pas de différence entre cœur et tête. Tous deux sont tournés vers le Ciel, et ainsi, le penser reçoit l'Espérance Imaginative, et le cœur reçoit l'Energie Stimulante. Un seul instant d'ouverture véritable vers l'Esprit, chasse toutes les dépressions, et donne au cœur le repos, et au penser, la compréhension. Nous voudrions cet été, essayer cela de nouveau à Sivas, et vous donner l'impulsion d'un savoir spirituel. Si alors la foi en l'Espri test présente, cette foi pourra, par un simple approfondissement, se changer en un savoir — et par un tel savoir, l'homme aspirera à la présence continue de l'Esprit. Alors viendra en lui un contentement, qui n'a rien à voir avec la bonhommie, mais qui est comme un repos intérieur. Un tel homme se relie quotidiennement avec les Cieux qui sont son Origine — le Pays de son Esprit — et ainsi, il n'est pas question d'un arrêt quelconque dans la transmission de la Force de Vie, ni d'une tension qui serait due à une extrême dysharmonie entre l'aspiration et l'expiration des vibrations de vie. L'irritation, l'indignation, les tensions, sont toujours les conséquences d'une dysharmonie, d'une résistance qui se place entre l'homme et qu'il veut ou désire. Si cette résistance ne peut pas être solutionnée d'une manière natu- relie, elle devient alors une irritation chronique qui peut causer toutes sor- tes de maux organiques. L'homme sent qu'il n'y trouve pas son compte. Il en impute en général la faute à son adversaire présumé — mais en réalité, c'est lui qui se trouve en faute, et il est impuissant, parce que les circonstances l'empêchent d'être celui qu'il voudrait être, ou parce que toutes sortes de possibilités suggérées le manœuvrent dans une position forcée, ou parce qu'il est trop paresseux ou trop indolent, et qu'il a trop peu d'éner- gie pour parvenir à un changement de sa situation. 


Loyalement, on devrait pourtant reconnaître que la cause se trouve dans l'homme lui-même, dans son ignorance ou dans l'absence de l'Esprit qui transmet les Dons de sept Réalités spirituelles ou Vertus originelles. Par ces Vertus, il pourrait se débarrasser d'une manière sans égale, de ses résistances, sans causer de mal à ses prochains. Car, c'est bien le propre de l'homme que de déplacer les pièces du jeu d'échecs, et de tout mettre sur le dos des faibles. La Force de Vie, ce n'est pas la même chose que le maintien impitoyable de soi, aux dépens de frères plus faibles ! La Force de Vie, c'est l'Art de Vivre. L'Art de Vivre, c'est la de l'homme devenu sage, mais certainement pas celle de l'homme « bon vivant », ni celle du profiteur qui, ou bien ne vivent pas véritablement, ou bien pavent leur chemin avec des victimes. La Force de Vie apporte un penser sain — et cela signifie déjà un mode de penser qui n'est pas centralisé sur l'égo et sur son maintien si important — mais les pensées circulent autour de l'être, à l'intention de l'être-mème. Et c'est toujours : Marcher ensemble — Se mouvoir ensemble sur le vent — S'ouvrir ensemble au Soleil — C'est embellir ensemble la terre. Bien que différent de caractère et d'aptitude, il y a cependant une chose commune : se baigner dans la Rosée Céleste, et par cela, se Recréer. Fatigue, apathie, futilité et ignorance sont les conséquences de l'absence de cette Rosée — la Nourriture des Dieux. Que ceux qui croient pouvoir si bien vivre sans nourriture spirituelle, à se demander si, en tant que Fils ou Fille du Ciel, ils se sentent vraiment si heureux, et si leur corps est vraiment comme un édifice si puissant, qu'il puisse résister à toutes les tensions ? ! Les hôpitaux et les établissements psychiatriques, et nous ne tenons pas compte de toutes les personnes qui n'y sont pas, sont remplis de ceux qui ne connaissent pas la vie, ou qui ne l'ont pas comprise. Notre société est imprégnée de tensions, de résistances contre-nature, qui ne conviennem vas ici, mais qui se sont mêlées au schéma de vie humain sous lequel l'homme est accablé. N'est-il pas logique que l'homme, plus fort que jamais, ait besoin de cette Rosée, de cette Essence Céleste ? ! L'individu, l'homme très autonome qui s'est développé au-dessus de la bonhommie et de l'ignorance de la masse, a élevé son penser et a décou- vert plus que ses prochains.


Mais par cela, le caractère contre-nature, l'ignorance et la dégénéres- cence de l'être humain spirituel s'accentuent pour lui de plus en plus. Et ceci peut lui devenir une obsession, car le raz-de-marée du courant descendant, arrive sur lui et il ne sait pas le retenir. Qu'il réfléchisse alors que les Cieux s'étendent au-dessus de lui, et qu'un esprit qui provient de l'Esprit, ne sera jamais privé de la Nourriture des Dieux e— parce que l'Esprit ne laisse jamais tomber les Siens ! La Fidélité est un Don de l'Esprit — c'est une Vertu Originelle. L'homme qui possède les péchés capitaux ne croit plus en l'existence des Vertus originelles, parce qu'il a oublié leurs effets et leurs bénédictions. Lorsque l'on naît aveugle, on ne peut pas s'imaginer la splendeur rayonnante de la clarté du soleil, n'est-ce pas ? ! Aucun homme n'est sans péché — pas un seul ! Cela veut dire littéralement : Il n'y a pas homme qui vive temporairement ou continuellement de la Lumière ou de l'Esprit !


Dans un monde où l'esprit de la souvenance est mort, et a été rem- placé par un écho déformé, il est impossible de chercher la Rosée Céleste ou l'Esprit. L'homme ne recherche que trop souvent la vérité de son prochain, et l'esprit dans son semblable, sans savoir qui et quoi est cet esprit ! Qu'est-ce qui est saint, ou qui est un saint ? ! Est-ce que ceux qui sont vénérés par les hommes sont saints ! NON ! Chacun recherche l'image réfléchie qu'il veut adorer, ou l'image de ses pensées qu'il dorlotte ! Mais la Sainteté est quelque chose d'abstrait — C'est une Vibration, un Sentiment, une Sensation qui, dans un éclair, sanctifie ou bénit l'homme, le guérit ou bien l'encourage. De cette sensation, de cette Magnificence de l'âme, proviennent des fruits visibles : l'homme devient soudainement noble, discret, humble et indulgent. Il est changé ! Cela ne vous est-il jamais arrivé, qu'une seule goutte de cette Rosée Céleste vous ait soudainement changé, avec d'autres pensées, une autre compréhension, et surtout, vous ait enflammé de Courage ? ! Mais très vite, l'homme va de nouveau vivre avec le souvenir déformé, ct il be plonge dc nouveau dans sa vie d'habitudes ; et les pensées misérables, les tensions , le découragement, reviennent comme s'ils n'étaient jamais partis.